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kano a écrit :J'adore l'idée du blanc autour des cases !
Oui, j'ai enlevé le ressort, par pudeur !
C'est dommage ça aurait fait au moins une chose qui ne dégueule pas trop, histoire de contraster avec le reste
Content d'avoir pu te divertir 
Merci pour cette leçon de vie 

Tu n'a pas compris ce que je voulais dire. Et tu continues a parler de règles comme désignant une entité normative absolue.
La question ce n'est pas de savoir si on vient apprendre, c'est de savoir ce qu'on veut apprendre. De l'art ? Ou des règles ?
Je dis simplement qu'il y'a plusieurs chemins dans cet apprentissage, mais relis les messages et tu comprendra que parler de transgression c'est déjà ne pas comprendre de quoi on parle.
Personnellement je fais de temps en temps ce type de commentaire, je le fais justement quand je trouve que l'erreur de perspective dessert l'harmonie de la planche.
C'était exactement ce que je voulais dire.
Maintenant ça dépend de ce qu'on considère comme une règle.
Par définition une règle c'est un principe auquel on a donné une valeur normative parce qu'elle a su entrainer notre adhésion, notre souhait de s'y conformer parce que l'on s'y réfère.
Au mec qui fait trois traits sur une feuille et qui te dit qu'il respecte d'autres règles que les tiennes, tu ne peut lui opposer tes propres règles puisque dès le départ il s'inscrit en faux dans tes valeurs normatives.
Par cette formule un peu pompeuse, je veux simplement dire que je pense que c'est dangereux de dire qu'il y a DES règles anatomiques et que certaines seraient justes et d'autres fausses, c'est une forme d'absolutisme qui ne me plait pas trop.
Ce qu'on présente comme des règles à suivre voir (mon dieu) à connaitre ne sont que des rapprochements hasardeux avec la photographie, de laquelle on extrairait je ne sais quels canons au service de je ne sais quel idée que l'on se fait d'un dessin.
Si je dis tout ça, c'est parce que c'est le fruit d'une réflexion, que je n'ai pu avoir qu'en m'extrayant douloureusement du petit carcan occidental dans lequel on baigne.
La question est donc: quelle est la règle que l'on veut suivre, à laquelle on veut se conformer ? Pour ma part, je pense que la seule règle est la beauté, l'harmonie d'ensemble (d'aucuns te diront que c'est le message politique, la transgression...)
De là le fait artistique rejoint le fait social: il suffit d'ouvrir les yeux pour réaliser que la perspective telle qu'on la connait est une invention assez tardive. Que les hommes préhistoriques qui ont peint avec leurs doigts sur les grottes de Lascaux ne connaissaient certainement pas les points de fuite et les proportions des animaux qu'ils peignaient, pourtant ils n'ont rien transgressés, ils ont juste fait chanter leur coeur (bourru certes )
Beaucoup dans les messages ont évoqués la transgression, mais c'est déjà très totalitaire d'employer ce terme puisque c'est réduire l'art à un ensemble de règles, que l'on place du haut de notre prétention occidentale, comme une référence et que toute chose qui s'en éloigne en serait une transgression. Parler DES règles c'est déjà se placer dans une dimension arrogantes, il serait à mon avis plus juste de parler DE règles, avec toute la précarité que ça implique.
Le mot est fort mais c'est presque du terrorisme intellectuel en fait.
D'ailleurs même sans quitter l'occident, il suffit de voir les gravures au moyen âge avec la perspective artificielle, certaines sont pourtant magnifiques.
Et rien que de piger ce truc la, je trouve ça vachement libérateur.
J'adore l'idée du blanc autour des cases !
Ah non non je ne dit pas qu'on s'en fout !
Je dis simplement qu'à mon avis l'art n'est pas une science, en cela qu'on peut avoir une perspective + anatomie absolument exacte mais visuellement dégueulasse, et inversement.
En fait c'est plus un appel a la défiance vis a vis des règles qui amèneraient a dire ton dessin est bon si il respecte telles règles, comme on dirait ton équation est bonne si tu trouves que 2+2 = 4.
Bonjour,
Je vous fait part d'une réflexion qui m'est venue a force de fréquenter ce forum: beaucoup ici insistent sur la justesse des perspectives, des proportions, des angles, dans une perspective photographique optant pour une démarche comparative avec la réalité telle qu'elle serait objectivement perçue.
C'est ainsi que j'ai pu lire un nombre incalculable de fois "le bras est trop court la" ou alors "ta perspective est fausse il me semble". Je pense que ces réflexions ne servent pas forcément le dessinateur.
Je ne suis absolument pas un très bon dessinateur, mais en revanche je suis amateur d'art, et force est de constater que bien souvent les maîtres de l'art visuel se moquaient bien de ces conventions.
Attention je ne parle pas ici des académiciens.
Faisons ensemble un petit exercice:
https://www.google.fr/search?q=van+gogh … X_OKp1M%3A
Dans ce celebrissime tableau de VG, qui peut réellement affirmer que les chaises, le lit et le reste des meubles respectent réellement les règles académiques de la perspective ? Un rapide examen nous permet de constater d'ailleurs qu'elles ne sont pas du tout respectées.
Un autre exemple, peut être plus parlant encore:
https://www.google.fr/search?client=saf … 1G6g_HM%3A
Celui la est de Picasso. Vous avez vu la longueur du bras gauche de cette femme ?? Anatomiquement, c'est une erreur totale.
Alors qu'en penser ? Qu'à mon avis l'harmonie prime sur tout le reste. L'image doit s'insérer dans le paysage artistique proposé par le tableau (ou la case de BD) dans son ensemble, ce qui compte c'est que le tout forme un tout justement, un ensemble cohérent et harmonieux.
Si le bras n'était pas si long, l'image aurait pu être correct d'un point de vie photographique mais le tableau aurait été déséquilibré.
Donc ici finalement "l'erreur" anatomique n'en est pas une, puisqu'elle est mise au service de la beauté de l'ensemble.
Donc voilà, tout ça pour dire que finalement je pense que c'est la perspective globale qui doit être étudiée, et qu'à trop se focaliser sur des particularités académiques on peut passer a côté
Merci De Gornaud pour ta remarque intéressante !
Ce qu'il y avait de positif dans Lightown... Pas grand chose ! Je pense refaire ce prologue en insistant bien justement sur le côté Développement économique / appauvrissement humain.
Je me suis posé la question de la couleur en effet, et je pense que le tome 2 le sera.
Pour celui la, j'envisageais peut être des lavis de gris.
On rentre dans le vif du sujet :
Très a la mode le survivalisme en ce moment !
Salut les camarades !
Je vous présente mon projet, Nightown, une histoire de super héros. Le tout s'est fait de manière assez chaotique, et je ne suis pas encore fixé alors n'hésitez pas à me faire part de vos remarques, ce que vous auriez changés, critiques, etc.
Je précise que j'avais 17 ans quand j'ai commencé le dessin (j'en ai 21).
On commence avec la couverture et l'intro.
Voila voila pour un premier jet
Avec quoi as-tu encré Tomate et la résurection ?
Je trouve qu'il y a une très très grosse perte entre le dessin et la colo
Toujours aussi bon !
Je regrette cependant vraiment ton choix de garder les dents
Très belle colo !
Tu l'a faite avec quoi ?
Pingoin masqué: je rejoins ce qu'à dit FenX. Et puis le mec explique quand même qu'il vient d'une famille de communistes syndicalistes, qu'il a passé son enfance dans les usines ouvrières... il a plus qu'un simple "penchant à gauche" ^^
Je n'en attendais pas bien sur moi non plus une analyse intellectuelle approfondie, mais à mon sens quand on veut traiter ces sujets, il faut le faire avec honnêteté et précision, tout en se mettant au niveau de ses lecteurs (en l?occurrence un public jeune). Et pas avec cette démagogie qui irrigue toutes les pages, la sincérité n'excuse pas tout.
Je trouvais vraiment le contre-exemple intéressant, tant c'est à mon avis l'archétype de ce qu'il faut fuir quand on cherche à réaliser ce type d'oeuvres.
De Gornaud: 1000% d'accord avec ce que tu dis.
Je ne connais pas ces BD mais ça m'a l'air très bon tout ça, je ne manquerai pas d'y jeter un oeil.
J'ai lu ausi facteur de croissance, l'oeuvre est tellement ouverte que j'imagine que chacun peut y voir l'engagement qu'il souhaite, si message il y a il m'a pour ma part quelque peut échappé (d'ailleurs si l'auteur passe par la).
Tu me demande ce que j'entend par BD engagée ?
Pour moi l'engagement est caractérisé par la volonté de l'être, la volonté manifeste de faire passer un message. Je ne crois pas que l'on puisse imputer un engagement à quelqu'un qui ne l'a pas souhaité.
Par exemple, les schtroumfs: pour moi ce n'est pas une BD engagée, dans le sens ou l'auteur ne cherche pas à démontrer quoique ce soit sur un plan politique ou philosophique, il délivre une histoire et s'en contente.
Le fait que certains y aient vus par la suite une théorie communisante par la vie en otarcie, en communauté, le grand schtroumf qui a son bonnet rouge... ne veut pas dire grand chose à mon avis puisque les héritiers de Peyo ont confirmés que ce n'était en aucun cas la volonté de l'auteur.
(bien qu'on ai jamais très bien su ce qui arrivais à la shtroumfette quand les lumières s'éteignaient, c'est peut être ça le message en fait )
Pingoin masqué: juste sur ta dernière remarque, je pense qu'il y a des degrés dans l'engagement, on peut faire une BD ultra, qui traite d'un thème à fond d'une manière absolutiste, mais je pense que ça peut vite être chiant. La force du combat ordinaire je trouve c'est jsutement embarquer le lecteur dans la vie du personnage, et lui tenir la main quand il te montre sa réalité (dont son engagement à gauche est une composante). Après je cautionne pas tout non plus, par exemple quand il dit dans le tome 4 qu'il imagine tous les soirs qu'il coupe sa fille en morceaux
Pingoin masqué: je rejoins ce qu'à dit FenX. Et puis le mec explique quand même qu'il vient d'une famille de communistes syndicalistes, qu'il a passé son enfance dans les usines ouvrières... il a plus qu'un simple "penchant à gauche" ^^
Je n'en attendais pas bien sur moi non plus une analyse intellectuelle approfondie, mais à mon sens quand on veut traiter ces sujets, il faut le faire avec honnêteté et précision, tout en se mettant au niveau de ses lecteurs (en l?occurrence un public jeune). Et pas avec cette démagogie qui irrigue toutes les pages, la sincérité n'excuse pas tout.
Je trouvais vraiment le contre-exemple intéressant, tant c'est à mon avis l'archétype de ce qu'il faut fuir quand on cherche à réaliser ce type d'oeuvres.
De Gornaud: 1000% d'accord avec ce que tu dis.
Je ne connais pas ces BD mais ça m'a l'air très bon tout ça, je ne manquerai pas d'y jeter un oeil.
J'ai lu ausi facteur de croissance, l'oeuvre est tellement ouverte que j'imagine que chacun peut y voir l'engagement qu'il souhaite, si message il y a il m'a pour ma part quelque peut échappé (d'ailleurs si l'auteur passe par la).
Tu me demande ce que j'entend par BD engagée ?
Pour moi l'engagement est caractérisé par la volonté de l'être, la volonté manifeste de faire passer un message. Je ne crois pas que l'on puisse imputer un engagement à quelqu'un qui ne l'a pas souhaité.
Par exemple, les schtroumfs: pour moi ce n'est pas une BD engagée, dans le sens ou l'auteur ne cherche pas à démontrer quoique ce soit sur un plan politique ou philosophique, il délivre une histoire et s'en contente.
Le fait que certains y aient vus par la suite une théorie communisante par la vie en otarcie, en communauté, le grand schtroumf qui a son bonnet rouge... ne veut pas dire grand chose à mon avis puisque les héritiers de Peyo ont confirmés que ce n'était en aucun cas la volonté de l'auteur.
(bien qu'on ai jamais très bien su ce qui arrivais à la shtroumfette quand les lumières s'éteignaient, c'est peut être ça le message en fait )
Pingoin masqué: juste sur ta dernière remarque, je pense qu'il y a des degrés dans l'engagement, on peut faire une BD ultra, qui traite d'un thème à fond d'une manière absolutiste, mais je pense que ça peut vite être chiant. La force du combat ordinaire je trouve c'est jsutement embarquer le lecteur dans la vie du personnage, et lui tenir la main quand il te montre sa réalité (dont son engagement à gauche est une composante). Après je cautionne pas tout non plus, par exemple quand il dit dans le tome 4 qu'il imagine tous les soirs qu'il coupe sa fille en morceaux
Pingoin masqué: je rejoins ce qu'à dit FenX. Et puis le mec explique quand même qu'il vient d'une famille de communistes syndicalistes, qu'il a passé son enfance dans les usines ouvrières... il a plus qu'un simple "penchant à gauche" ^^
Je n'en attendais pas bien sur moi non plus une analyse intellectuelle approfondie, mais à mon sens quand on veut traiter ces sujets, il faut le faire avec honnêteté et précision, tout en se mettant au niveau de ses lecteurs (en l?occurrence un public jeune). Et pas avec cette démagogie qui irrigue toutes les pages, la sincérité n'excuse pas tout.
Je trouvais vraiment le contre-exemple intéressant, tant c'est à mon avis l'archétype de ce qu'il faut fuir quand on cherche à réaliser ce type d'oeuvres.
De Gornaud: 1000% d'accord avec ce que tu dis.
Je ne connais pas ces BD mais ça m'a l'air très bon tout ça, je ne manquerai pas d'y jeter un oeil.
J'ai lu ausi facteur de croissance, l'oeuvre est tellement ouverte que j'imagine que chacun peut y voir l'engagement qu'il souhaite, si message il y a il m'a pour ma part quelque peut échappé (d'ailleurs si l'auteur passe par la).
Tu me demande ce que j'entend par BD engagée ?
Pour moi l'engagement est caractérisé par la volonté de l'être, la volonté manifeste de faire passer un message. Je ne crois pas que l'on puisse imputer un engagement à quelqu'un qui ne l'a pas souhaité.
Par exemple, les schtroumfs: pour moi ce n'est pas une BD engagée, dans le sens ou l'auteur ne cherche pas à démontrer quoique ce soit sur un plan politique ou philosophique, il délivre une histoire et s'en contente.
Le fait que certains y aient vus par la suite une théorie communisante par la vie en otarcie, en communauté, le grand schtroumf qui a son bonnet rouge... ne veut pas dire grand chose à mon avis puisque les héritiers de Peyo ont confirmés que ce n'était en aucun cas la volonté de l'auteur.
(bien qu'on ai jamais très bien su ce qui arrivais à la shtroumfette quand les lumières s'éteignaient, c'est peut être ça le message en fait )
Pingoin masqué: juste sur ta dernière remarque, je pense qu'il y a des degrés dans l'engagement, on peut faire une BD ultra, qui traite d'un thème à fond d'une manière absolutiste, mais je pense que ça peut vite être chiant. La force du combat ordinaire je trouve c'est jsutement embarquer le lecteur dans la vie du personnage, et lui tenir la main quand il te montre sa réalité (dont son engagement à gauche est une composante). Après je cautionne pas tout non plus, par exemple quand il dit dans le tome 4 qu'il imagine tous les soirs qu'il coupe sa fille en morceaux
Bonjour,
J'aimerai vous parler des BD dites "à message" ou engagées, genre que j'affectionne particulièrement. Il y a plusieurs erreurs qu'il est facile de commettre quand on s'engage dans cette voie, et je voudrais vous parler d'une BD qui à mon sens s'engouffre tête baissée dans TOUS les pièges qu'il convient d'éviter quand on veut faire passer un message.
A ce titre elle est très instructive, c'est un contre modèle parfait, justement pour éviter ces pièges.
Cette BD, c'est Tamara, les lecteurs de Spirou la connaissent certainement, et elle est de manière générale assez connue.
Je précise que je suis engagé à gauche, et que ça fait d'autant plus mal de voir de belles idées à la base complètement déformées par une réalisation désastreuse.

C'est une série humoristique racontant les histoires de la jeune Tamara, gentille fille avec quelques kilos en trop, sa vie au lycée et au sein de sa famille.
Elle vie dans une famille recomposée, avec sa mère, son compagnon qui est métis et sa demi soeur née de leur union. Son père est présenté comme un concertiste international, totalement imbu de sa personne, raciste, et qui ne s'est jamais occupé de sa fille.
Ses péripéties au lycée se heurtent aux "poufs" et à ses camarades garçons qui se moquent parfois d'elle, sauf qu'un est gay et l'autre en fait amoureux d'elle.
Pourquoi me direz-vous, s'en prendre à une BD qui semble en apparence assez gentillette et innocente ?
Et bien parce qu'on à tout, à mon avis, tout tout tout ce qu'il ne faut pas faire.
Je passe rapidement sur le dessin, que je trouve assez sympathique et adapté.
Le problème est au niveau de la trame.
Et justement, c'est là ou ça ne va plus du tout. Les gags ne sont pas présentés au lecteur mais assénés, sans la moindre subtilité, sans la moindre nuance, comme un rouleau compresseur de la pensée qui ferait passer son message en force coute que coute.
Déjà , ils ne sont pas très drôle. Ensuite, absolument tout y pue la bienpensance. C'est très bien parce qu'on a tout: le compagnon issu de l'émigration, la fille enrobée, le père raciste, le gay du lycée...
Absolument tout dans cette BD fonctionne par cliché, les personnages sont des caricatures sur pattes, qui n'ont pas la moindre profondeur et surtout, pas la moindre humanité.
On peut suggérer au scénariste qu'il est préférable de régler ses problèmes avec son père avant de se lancer dans une série comique. Les gags concernant son père sont je trouve les plus douloureux. On y sent une véritable rancoeur, une hargne, un véritable réglement de compte en fait, et on sent que bien souvent l'effet comique cède à sa volonté de démontrer coute que coute que son père est un salaud. Au bout d'une dizaine de tomes je crois qu'on a compris, sérieusement...
A et aussi: on dit fasciste, pas fachiste (un des spirous de 2012), le mec ne prend même pas la peine de vérifier son orthographe.
Et c'est ça le problème au fond, c'est cette absence totale de nuances, ce manichéisme primaire, cette foison de clichés et de caricatures d'opinions, cette dictature de la bonne conscience. Etant engagé à gauche, ça me fait mal de lire ça, car il n'y a aucune volonté pédagogique, je n'y ai lu qu'une exploitation des clichés récurrents pour mieux servir son "message": lé racist c tous des cons c d gros vil1 pa bo (pourquoi le mec est raciste ? Comment il l'est devenu ? Pourquoi il ne s'occupe pas de sa fille ? Comment ça c'est finit avec sa femme ? Quelle enfance il a eu ? Est-ce qu'il pleure parfois ?) Tout ça on en sait rien, mais ce n'est pas la peine parce que c'est un racist vil1 pa bo, ce n'est même plus un homme à en croire les auteurs.
Plutôt que de faire un travail de pédagogie, de réflexion, les auteurs préfèrent enfoncer des portes ouvertes, quitte à sombrer dans la malhonnêteté , et c'est détestable de faire ça quand on s'adresse à des gosses.
Je n'aime pas ce terme, mais on a là absolument tout ce qui fait "la famille bobo", en gros les gens qui s'indignent contre les discriminations en tout genre mais qui achètent des cartes Pokemon à leurs gamins et des Ipads ensuite... Les idiots utiles des multinationales et de l'industrie.
A titre de comparaison, comme vrai ouvrage de gauche, "Le combat ordinaire" de Manu Larcenet est beaucoup plus riche, beaucoup plus profond et sincère. On y voit bien la dérive des ouvriers vers le FN, l'intolérance ordinaire, le diktat des puissants, le fantôme sécuritaire... Tout y est traité avec une profondeur et une justesse qui fait honneur à son auteur que j'aime beaucoup.
Et justement, le fait que Tamara soit une série comique la rend encore plus vicieuse, car c'est du "et allez hop que je te glisse un petit message sociétal sans en avoir l'air", c'est très insidieux finalement.
Je finirais sur un "gag" de Tamara qui illustre parfaitement ce que je disais:
En gros en classe elle demande à la maitresse si depuis que la République existe il y a eu un noir, une femme ou étranger qui a été à la tête du gouvernement, la maitresse répond non, et ça finit avec la maitresse qui pleure et qui dit qu'elle a honte d'être française.
On passera sur le fait que l'auteur parle de "Ière République", ce qui montre vraiment son manque de culture total, son ignorance absolue de l'histoire mais qui ne l'empêche pas d'en parler allègrement.
Ensuite, voilà, c'est exactement ce que je disais, aucune nuance, aucune profondeur, aucune recherche. Juger le passé avec notre regard actuel, c'est la première chose contre laquelle on met en garde les étudiants en histoire.
On est dans l'anachronisme douteux, l'amalgame, pour moi c'st du terrorisme intellectuel. Quid de la situation sociale de l'époque ? De la mentalité de ces gens ? Sait-il seulement que la révolution était avant tout bourgeoise ? Que le droit de vote était déjà une avancée gigantesque ? Sans parler des droits de l'homme ? C'est quoi la suite, il n'y avait pas le mariage homo au Néandertal donc j'ai honte d'être humain ?
Et le problème c'est que TOUT est comme ça, des confusions, des amalgames, et au fond une mauvaise foi que j'ai rarement vu.
Je ne sais pas si c'est fait par vice ou par ignorance, honnêtement je n'ai jamais tout à fait su.
Voilà, je trouvais intéressant, même si je pense que beaucoup ne seront pas d'accord avec moi, de voir ce qu'était une BD à message "ratée", et surtout pourquoi.
Comme BD engagée, le combat ordinaire reste l'une des meilleures que j'ai pu lire.
Il y a aussi "10 ans fermes" qui parle des conditions de détention en France, ses dérives et ses espoirs.
Ou sinon l'incontournable chat du rabin
Qu'est ce qui ne t'as pas plus dans les beaux arts ? (plus précisément)
Très envie de lire la suite !
C'est une histoire qui se suit donc c'est mieux de lire les tomes dans l'ordre, d'autant que ma lecture des différents épisodes prend la forme d'un voyage, ou le lecteur pénètre de plus en plus dans cet univers envoûtant.
Maintenant c'est mieux d'en lire un au hasard que pas du tout, ça permet aurons de se faire une idée de l'univers
Maman s'il te plait ne m'envoie plus à l'hopital
je n'en peux plus je m'y sens mal
Pas l'hopital, pas l'hopital
la bas les gens sont trop bizarres
Quand j'pense à eux j'fais des cauchemars
mentalement je n'ai pas d'retard
Maman je n'veux plus les voir
je te jure que je suis plus fou
C'etait avant quand j'étai fou
l'aut' fois ils voulaient me taper
Et je n'supporte pas l'anti bouge
Je t'en supplie les appels pas
ils vont me sucer le cerveau
Non maman non ne le fait pas Je serai doux comme un agneau
Ils me donnent des coups de trique
Ils disent que je l'ai merité
Ils me bourrent de barbituriques alors que je n'avais rien fait
S'il te plait s'il te plait
Tu sais bien qu'ils vont m'attacher
Maman je t'en supplie je ne veux plus y retourner
Stupeflip - La Menuiserie
J'ai découvert ton ?uvre aujourd'hui, je n'avait jamais vu tes dessins.
J'ai été absolument bluffé (mon préféré reste le doudou), il y a un incroyable malaise qui se dégage de tes dessins, une sensation d'abandon total, tu décrit ce que l'âme humaine a de plus sale, de plus sombre et c'est vraiment cette atmosphère que tu retranscrit dans tes cases, en la laissant intacte.
J'y ai vu l'être humain perdu, seul dans le cauchemar de la réalité, avec néanmoins ce côté pathétique, ce n'est pas de l'espoir mais plutôt une humanité, aussi infime qu'elle puisse être, qui demeure toujours.
Tes dessins m'ont glacés d'effroi, qui a perduré plusieurs heures après les avoir contemplés. Tu as (toutes proportion gardées) su intégrer le malaise a ton ?uvre au même titre que Sigmond Freud.
Je trouve l'ambiance de ton univers assez proche de la BD "Blackhole".
Quelques remarques cependant: je trouve que l'écriture manuscrite servirait d'avantage ton message, peut être justement parce qu'elle fait appel a une certaine humanité.
Autre critique, plus de fond: je regrette ton choix lexical, je pense que tes idées seraient bien mieux avec des phrases correctes, sans abréviations ni d'essai de retranscrire ce que l'on dirait a l'oral. (Ex je te au lieu de j'te ou pire chte ; cela au lieu de ça , etc...) ça n'a l'air de pas grand chose mais je pense que ça joue beaucoup.
Voilà, en tout cas un immense bravo
J'ai découvert -totalement par hasard- cette série, et je dois dire que j'ai été scotché.
L'aventure se foculise sur Guilio, et se décompose en plusieurs tomes dont voici quelques exemples:


J'ai ouvert la première page par curiosité et... incroyable.
A tel point que je ne sais par ou commencer.
Le dessin: un dessin aux lignes simples dans leur complexité, extrêment riche mais toujours clair. Un style que j'ai trouvé très "à l'ancienne", qui me rappelle de vielles BD comme Little Nemo.
L'univers est envoutant, simple là encore mais incroybalement prenant, une aura de mystère et de rêve entoure toute la série, et la narration est absolument exellente. On y sens une profondeur digne des fables antiques, avec un soupçon de mélancolie et d'espérance.
Je ne comprend vraiment pas pourquoi cette BD n'est pas plus connu, dans le sens ou l'auteur a à mon avis réunit tous les ingrédients qui font d'une BD un chef d'oeuvre, et il mérite, je trouve, largement sa place au panthéon des auteurs de BD.
Vous en dire plus sur l'histoire serait gacher le plaisir, mais je vous encourage vivement à découvrir cette merveille.
La deuxième du début est de loin la meilleur à mon avis